Construire des communs/Partenaires

Construire des communs
Sommaire

Nous croyons beaucoup à la logique de « triarchie » (communs, public, privé) dont parle Michel Bauwens, en repensant le rôle du marché et du public. Le marché se basant sur des communs libres pour développer du service autour des communs et l’acteur public supportant le développement des communs. Les services actuels sont plutôt basés sur une relation « privé/public » qui a besoin d’être repensée pour laisser une place aux logiques de « communs ». C’est au « commun » à être au centre de la relation. Pour cela, de nouvelles logiques de partenariat sont à mettre en place.

Jeremy Rifkin explique « Dans l’ère qui arrive, le partenariat que l’on a connu de longue date, entre gouvernement et secteur privé pour organiser la vie économique de la société, cèdera la place à un partenariat tripartite dans lequel la gestion des Commons jouera un rôle encore plus grand, que viendront compléter les forces des gouvernements et des marchés.”.

Introduction

Quelle manière le commun a t’il de nouer des partenariats avec des acteurs privés et publics ? Quelles approches utilisées ?

Description -> L’enjeu est ici de réussir à coopérer avec des partenaires, des acteurs publics et privés pour qu’ils puissent soutenir le commun. Il est intéressant ici de décrire les relations qui sont nouées et quels engagements a pris le commun vis à vis de ces partenaires. Il y a par exemple un enjeu à favoriser le développement de services autour du commun (à l’image des sociétés de service en logiciel libre) tout en protégeant le caractère « commun » de l’initiative. Le service public autour d’un commun doit aussi pouvoir s’organiser pour éviter à l’acteur public de construire en dehors des communs. Nous devons décrire ici comment est rétribué le commun quand il est utilisée par les partenaires. Au vu de ces enjeux, il est question de mettre en place une méthode de développement de services autour des communs au sein de ce que l’on pourrait appeler une Chambre des Communs dédiée à la mobilité.

Intérêt -> Les partenaires commerciaux et publics ont des objectifs différents et des contraintes différentes du commun (separation of concerns). Par exemple, l’entité commerciale sais ce qu’elle va produire et a un budget pour cela, elle est contrainte, elle prend des risques aussi car elle s’engage. Son image de marque peut être mise en péril si elle n’assure pas une « commande » ou une « prestation ». L’acteur public a quand à lui un rôle à jouer dans ce qui est planifiable, là où l’on est relativement sûr du résultat (une route, la fibre optique) car il est mis sous pression par les enjeux électoraux et les réglementations. Son rôle est de mettre en place un service public de qualité. Le commun semble assez différent. Il produit pour lui même, peut ne pas avoir à planifier, va souvent recevoir des dons à posteriori, en dehors de logiques de marché. C’est là qu’il y a un enjeu à bien organiser les rôles afin de permettre à plusieurs entités commerciales de faire du « commercial » et à l’acteur public de faire du service public autour des communs. Mais sans oublier de nourrir le commun. De bonnes approches partenariales permettent le développement des services autour d’un commun (formation, prestation, conseil, accompagnement…), tout en permettant au commun de ne pas se détourner de son objectif.

Exemples -> La méthode « prestation autour de communs » peut être un outil à explorer . Des outils sont cours de construction pour présenter les liens économiques des acteurs publics et privés utilisant les communs (voir à ce sujet cet exemple : http://encommuns.org/#/economique).

Partenariat tripartite autour des communs

Autres schémas : https://drive.google.com/folderview?id=0BzUW0ZSBFWPed2FOZ2RJSGpSVGM&usp=sharing